La peur nous fait peur et c’est une erreur

Peur de Penser d’une autre manière. Peur de choisir un autre  chemin et s’éloigner d’un autre. Peur de perturber sa vie et ses études. Est-elle une peur justifiée ? Ça peut arriver parfois d’avoir peur de certains animaux, de certains événements ou même de certaines personnes. Mais, il existe bel et bien la peur de la vie et  de changement. Une peur qu’on ne ressent pas, qu’on ne reconnait pas ou qu’on ne divulgue pas. Elle nous demande jour après jour, ce qu’on aime, ce qu’on veut et surtout ce qu’on rêve, mais on répond tout simplement par « l’habitude », une réponse, qui semble nous suffire mais non pas nous garantir. Notre subconscience reconnait la bonne réponse, la répète  plusieurs fois, notre esprit n’entend que l’écho parce qu’il reçoit l’ordre de tuer toute pensée de changement, et  ne réagit qu’en silence.

Manque de volonté ? Ou de capacité ? Les deux se réunissent en manque de confiance, en manque de courage pour prendre le premier pas vers le changement de sa vie. La vie est belle et tranquille, quand elle est un long fleuve, qui coule dans la même direction. Elle reste belle aussi en présence des conflits, des incohérences, mais commence à devenir moche, quand elle devient sans sens, ennuyeuse et qu’il est trop tard pour la changer.

Ce n’est pas un cauchemar, ni de la mauvaise chance. Cette peur est bien évidemment de l’instinct. Cela veut dire que notre instinct humain nous appelle chaque jour à choisir notre vie confortable, et pas forcement celle que nos parents ont  créé  ou imaginé pour nous protéger. On n’a pas besoin, dans certains cas, d’être protégé, mais d’être rassuré que la vie, bonne ou mauvaise, soit riche en bonheur. Cette vie parfaite, au sens de chacun de nous, peut être dans la maison, dans le travail, dans le voyage et l’aventure et dans plusieurs autres choses. Elle n’accepte ni peur, ni  excuses, elle ouvre ses bras pour ceux qui sont prêts à se  lancer vers elle, en sautant, en suicidant, sauf qu’en fin de compte, ils vivent en bonheur.

Sauter une seule fois de sa vie pour sauver sa vie, évite de tomber toute sa vie dans le regret et dans la peur d’un futur malheureux. « Mieux prévenir que guérir » est un proverbe très connu, dont on peut tirer le sens de protéger notre vie, de prendre les précautions nécessaires pour que notre vie ne tombe pas malade. Pas n’importe quelle maladie, c’est une maladie silencieuse et mortelle, elle ne se manifeste que lorsqu’elle détruit, nos bons souvenirs et nos raisons d’être heureux. Une vie malade passe inaperçue devant nos yeux, jusqu’à ce qu’elle finisse par nous pousser à se suicider, mais pas cette fois-ci dans ces bras.

Une vie heureuse pour une personne, n’est pas forcement heureuse pour une autre. C’est pour cette raison, la vie de nos parents peut, comme elle ne peut pas être notre vie idéale. Donc, la première étape pour trouver cette vie est d’arrêter de considérer la vie de nos parents comme référence. Il arrive en effet, pour certaines personnes de se conformer aux valeurs et règles de leurs parents, même s’ils sont morts, rien que pour ne pas perdre leur appui imaginaire, et non pas par conviction. Dés que cet étape est réalisée, l’étape de se découvrir et se connaitre, vient corriger toutes les habitudes inappropriées (appropriées pour d’autres personnes), en cassant le miroir déformant de notre vie, reflétant une habitude confortable, rassurante mais mortelle, tout en construisant un autre miroir qui vous pose la question suivante «  avez-vous peur de votre vie ? ».

 Abourabia Oumaima
#Teamskies

 
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