Les destins sanglants des héroïnes de Walt Disney :

Il était une fois dans le Monde merveilleux de Disney, des rois des reines et des petites princesses. Ils vivaient heureux, entourés de leurs amis ‘les animaux qui parlent’, et ‘les arbres qui donnent des conseils’. Dans ce monde, tout est sourires et gentillesse.

Les filles les plus belles sont malheureusement les plus pauvres, mais leur beauté paie bien puisqu’elles finissent toujours par s’accaparer la fortune du prince. Ces derniers sont faciles à reconnaître d’ailleurs, ils sont blonds et se promènent sur un cheval d’un blanc aussi éclatant que leur dentition. Si vous êtes blonde aussi avec un joli teint ivoire, il vous suffira de chanter dans les parages pour qu’il accoure. Sinon, et au cas où votre teint serait un peu moins clair, il serait conseillé d’aller tenter sa chance du côté des crapauds. A moins que vous ne préfériez éviter le désagrément qui s’ensuit alors il est toujours possible de se jeter devant un dragon en croisant les doigts.
Aucun souci, la vie est belle et tout est bien qui finit bien. Disney se remplit les poches, et nous nous épanouissons dans notre nuage de naïveté en attendant le moment fatidique où cette dernière décidera de la hauteur de notre chute.

Cependant, si nous revenons à la source de ces histoires fantasques, nous remarquerons que les versions originales de ces contes de fées sont loin d’être aussi ‘féeriques’. Etrangement, Les frères Grimm, Perrault et Anderson n’ont pas l’air de beaucoup apprécier leurs personnages. Les frères Grimm semblent même montrer des tendances sadiques, dans ‘Blanche Neige et les sept nains’ notamment, où la belle mère en guise de punition se voit forcée de porter des escarpins chauffés à blanc et de danser jusqu’à sa mort.
Les sœurs de ‘Cendrillon’ ne connaissent pas un sort meilleur, même si cette fois-ci c’est de leur bon gré. Afin de rentrer dans le fameux soulier, l’une se coupe les doigts du pied, et l’autre le talon. Pas très esthétique de passer cela sur le grand écran, surtout que les auteurs semblent avoir une dent contre ces deux malheureuses auxquelles ils crèvent les yeux juste après leur mutilation.



Perrault n’est pas plus clément non plus, et ne semble pas se soucier de la sensibilité de son jeune lectorat. Sa ‘Belle au bois dormant’ a droit à un réveil un peu plus dur que celui qu’on lui connait. Son prince, ne se contentant pas d’un simple baiser, juge bon de la violer aussi tant qu’il y est. C’est ainsi que cette pauvre fille, toujours endormie, met au monde deux bambins, ne se réveillant que lorsque l’un deux lui tète l’index, sortant ainsi l’écharde qui causa son sommeil.
Une bien triste histoire, ayant mieux sa place dans la catégorie ‘drame’ qu’autre chose (surtout lorsqu’on découvre qu’elle épouse son violeur par la suite), mais qu’en savons-nous pour juger ? Allons plutôt voir du côté du ‘Petit Chaperon rouge’. Cette douce petite avec son joli capuchon, qui en refilant au loup l’adresse de la maison, lui permet de faire de sa grand-mère un pâté, que la douce fille mange par la suite avant de servir de repas à son tour. Très…apetissant tout ça.

La tragédie est de la partie aussi, avec la petite sirène cette fois, se faisant arnaquer par la sorcière en échangeant sa merveilleuse voix contre des jambes qui la font hurler de douleur à chaque fois qu’elle essaie de marcher. Comme pour récompenser le mal, La sorcière gagne le jackpot, faisant tomber le prince sous le charme de sa nouvelle voix. La petite sirène, après cette duperie royale, se suicide et devient de l’écume.
Devant ces atrocités, les textes d’Hugo sembleraient presque gais.
Enfin, pas vraiment si l’on compte le fait qu’Esméralda est rejetée par son bien aimée à son tour, puis pendue sur la place publique. Entre l’idéalisme et le traumatisme, on ne peut parler de choix. A quand le nouveau Disney ?

By: Iness Jlibene
#Teamskies


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