Pallier la torpeur intellectuelle, oui mais comment ?

-Ou comment trouver sa motivation-

Parler de torpeur intellectuelle, c’est dire que le siège de la pensée est en état d’engourdissement profond, et qui dit cerveau en léthargie, dit une personne inactive, en état de stagnation. Rame-on dans ce genre d’inactivité ? C’est facile de le savoir. Définissons simplement la raison pour laquelle on se lève chaque matin pour aller assister aux cours. A-motivation, motivation extrinsèque ou motivation intrinsèque ?

Si on choisi la première réponse, cela revient à dire que l’on a aucun projet et donc aucun sens de l’action. Que l’on fonctionne comme un ordinateur programmé sur telle routine et qui applique, automate, ce que l’intelligence humaine lui a prescrit de réaliser. Si on s’est levé tous les matins afin d’assister à des cours, apprendre de nouvelles disciplines, passer des examens, faire des présentations sans but, sans raison, sans aucun sens, c’est que l’on est un bel idiot. A défaut de trouver d’autre appellation pour nommer sa bêtise on se traitera d’inintelligent. Et amputer le caractère d’intelligence à un être humain revient à le dégrader au statut d’animal. Sans cortex, sans intellect.



Si on se met au scénario B en choisissant la seconde réponse – la motivation extrinsèque-  de quoi se traitera-on donc ? Suivre un chemin parce qu’on cherche la récompense, qu’elle soit la reconnaissance de la famille et des proches, ou encore l’obtention de résultats brillants, avoir de quoi se vanter devant ses amis, éviter de ne rien faire… bref, l’objectif est extrinsèque à la personne : on peut avoir de bonnes notes peu importe le choix de la spécialité, on peut se vanter d’étudier la médecine ou l’architecture, les deux sont à la mode de toute façon. Et puis quoi ? Le jour ou l’on aura ses résultats, où l’on sera reconnu et récompensé, le feu de la motivation s’éteint, et avec lui l’intérêt que l’on a porté, ne serait-ce que pendant un court moment, aux études. Boomerang.

Troisième scénario : la motivation intrinsèque. On étudie telle discipline, on a choisi telle spécialité car cela nous permettra de faire un pas de plus vers son ambition, ses aspiration et sa vision du futur. Car OUI il faut en avoir. J’aspire à créer mon propre Club de Jazz. Pour cela il faut que j’étudie telle et telle spécialité. Il faut aussi que je gagne de l’expérience auprès des autres clubs déjà présents sur le marché, en même temps je ferai une petite étude du marché et j’analyserai la clientèle dans les différents clubs du coin. Voici mon projet professionnel et c’est l’essence même de ma motivation. Nul besoin des prêches de ses parents, ou des constants coups de pouce pour que l’on puisse monter les échelons et décrocher son diplôme. J’ai une tête c’est un USB duquel il faut bien gérer l’espace tout en le ménageant, il faut aussi le protéger des virus et autres maux de tête pour qu’il soit fonctionnel à 100% le jour ou l’on foncera vers le marché, le boulot, la réalité. La vie se planifie.

Il est inutile de préciser dans quel scénario une personne confrontée à des choix conséquents doit se retrouver normalement. On l’aurait compris, ceci ne s’applique pas seulement aux études, tout être humain doit tracer sa trajectoire pour éviter les dérives et les patinages infructueux qui peuvent conduire à la démotivation ou à une déviation monumentale et un insuccès désolant, où l’on ne donnera pas tout son potentiel et où l’on se sentira frustré, malheureux et incompétent. Pour cela, il faut se fier à un seul courant : celui de sa propre pensée.

Faire des efforts, s’informer, s’éduquer, lire, essayer, rater, reprendre, travailler, ne jamais s’arrêter avant de trouver cette équation assez complexe qu’est la réussite dans la vie. L’humain est de nature ingrate, exigence et insatiabilité sont donc à surveiller lorsque l’on est entrain de tracer sa trajectoire. Il faut apprendre à se contrôler.

Il faut chercher sa réserve d’énergie.

Il faut allier rationalité aux envies.

Les envies doivent être cadrées par les valeurs.

Laisser le souffle de l’excentricité enluminer les idées.

 Faire de son projet un manuscrit exceptionnel.

Car chacun doit faire de soi une exception.

 Bouziani Basma
#Teamskies



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